Préparation au CAPES
interne et externe
Méthodologie
de l'analyse documentaire
Marie-France
Blanquet octobre 2004
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129 ko
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Sommaire
Préliminaires
1.
L'analyse documentaire : perspectives théoriques
1.1
Définition
1.2
Pourquoi analyser les documents ?
1.3
Problématiques de l'analyse documentaire
1.4
Résumer et indexation
1.5
Typologie des résumés documentaires
1.5.1 Résumé indicatif ou signalétique
1.5.2
Résumé informatif ou analytique
1.5.3
Le résumé mixte ou sélectif
1.6
L'indexation
1.6.1
Indexation superficielle et indexation en profondeur
1.6.2
Indexation pré ou post coordonnée
2.
Pratique de l'analyse documentaire
2.1
Savoir lire vite et bien
2.2 Les types de texte
2.3
Savoir écrire
Exercices
Les
rapports de jury
Préliminaires
De nombreux textes existent sur
l'analyse documentaire. Nous devons citer, en particulier, l'excellent et
incontournable ouvrage de :
WALLER,
Suzanne. L'analyse documentaire : une approche méthodologique.
Paris : ADBS éditions, 1999.
On peut également citer le
travail de :
FEYLER,
François. L'analyse documentaire : résumer, indexer : techniques,
outils, pratiques. Poitiers : CRDP Poitou-Charentes, 1995
ou celui de :
CHAUMIER,
Jacques. Le traitement linguistique de l'information. 3ème édition.
Paris : Entreprise Moderne d'Edition, 1988.
Par ailleurs, l'Association Française
de normalisation a édité quelques normes portant sur cette phase du traitement
documentaire.
Association
française de normalisation. Recommandations aux auteurs des articles
scientifiques et techniques pour la rédaction des résumés : Z 44-004.
Paris : AFNOR, 1984.
Association
française de normalisation. Principes généraux pour l'indexation des
documents : Z 47-102. Paris : AFNOR, 1978.
L'analyse documentaire peut
faire l'objet d'une description théorique. C'est ce que nous nous proposons de
faire très rapidement dans la première partie de ce cours. Cependant, la théorie
ne suffit pas. L'analyse documentaire repose, certes, sur un savoir et sur une
compréhension profonde des buts de la documentation mais aussi, principalement,
sur un savoir faire mettant en ouvre ces savoirs complexes.
Le " savoir analyser " entraîne, en effet, sur une voie très large :
l'analyse documentaire impose d'avoir une importante culture générale. Elle
exige que soient compris le rôle et la place de cette opération intellectuelle
dans le processus global d'un système d'information, c'est-à-dire mise en
interrelation avec la politique d'acquisition, l'analyse des besoins de
l'utilisateur, les modes de diffusion de l'information.
Le " savoir-faire une analyse " répond à la demande de rédaction
d'un résumé spécifiquement documentaire (de type indicatif ou informatif), ou
non propre à la documentation (digest, extrait, résumé critique.). Ce
savoir faire, c'est aussi savoir sélectionner les mots-clés pertinents, c'est-à-dire
savoir indexer un texte ou une image ou un document sonore ou multimédia.
C'est dire que l'analyse documentaire repose sur plusieurs qualités
essentielles de la part de l'analyste : compétences d'adaptation à un
environnement documentaire donné, compétences intellectuelles et matérielles
de lecture et d'écriture.
L'analyse documentaire est la première valeur ajoutée que peut donne le
documentaliste dans son travail.
C'est pourquoi nous nous tournons résolument, dans la deuxième partie de cet
enseignement, vers la pratique en proposant des exercices poursuivant des buts
différenciés mais complémentaires.
"L'analyse est
l'opération qui consiste à présenter sous une forme concise et précise des
données caractérisant l'information contenue dans un document ou un ensemble
de documents."
Association française de normalisation. Vocabulaire
de la documentation. Afnor, 1987
Cette définition attire
quelques commentaires :
Elle décrit d'abord
le résultat d'une action : condensation d'un document (nous verrons ultérieurement
les différentes formes de condensation documentaire). Il faut ici faire une
remarque d'ordre terminologique : le documentaliste français parle de résumé.
Il vaudrait mieux utiliser le terme de condensation ; celui de résumé renvoie
trop à l'idée du résumé demandé par le professeur de français dans le but
de mesurer la maîtrise de la langue et la qualité des termes et des phrases.
La plupart des titres de monographies portant sur ce concept, l'entend
d'ailleurs en ce sens. Résumé est un terme trop générique et partagé par
des disciplines différentes. Le professionnel de l'information Anglo-Saxons
parle d'abstract qui traduit mieux l'idée de condensation et d'information.
Elle décrit les caractéristiques de cette condensation : concision et précision.
La concision repose sur l'idée que l'analyse documentaire doit donner lieu à
des résumés les plus courts possibles, mais précis, c'est-à-dire qui évitent
les mots vides pour n'utiliser que les mots pleins ou justes, les " bons
" mots-clés, qui condensent un maximum d'information.
Les indications de longueurs des différents résumés documentaires ne sont
données qu'à titre d'assistance et ne doivent pas être pris à la lettre. Un
bon résumé indicatif peut faire 20 mots ou 50 . La demande de 50 mots ou de
100 mots imposés dans le cadre d'un concours ne doit pas faire oublier cette réalité.
Elle en donne l'objectif : transposer l'information contenue dans un
document ou un ensemble de documents. L'analyse documentaire concerne le
traitement intellectuel du document. Elle sert à décrire son contenu
contrairement au catalogage qui en décrit la forme.
Toutefois, il importe de rappeler le concept de document ne prend pas un sens
intégral que dans le contexte d'un fonds documentaire. L'analyse d'un document
ne prend réellement son sens que si l'on parle d'analyse d'un seul document. Il
fait l'analyse des documents acquis.
Les analyses sont en interactivité. Concision et précision ne prennent sens
que par rapport à cette idée de collection ou de fonds documentaire.
L'analyste fait l'analyse d'un
document par rapport à une politique documentaire globale et par rapport au
fonds documentaire constitué. Ainsi l'indexation sera établie, certes, en
fonction du contenu informatif du document mais également en fonction d'une série
de paramètres comprenant l'analyse des besoins de l'utilisateur final, le
niveau de spécialisation
du service de documentation concernée et la nature de fonds documentaire
constitué.
Cela veut dire qu'un document peut donner lieu à des résumés ou à des
indexations différentes à partir du moment où l'on prend en compte le
contexte pragmatique dans lequel il va être utilisé. C'est la raison pour
laquelle analyse et indexation font souvent l'objet de guide rédigé à
l'intention de l'analyste et approprié au seul centre ou service de
documentation dans lequel il travaille.

La réponse à cette question se
situe à deux niveaux :
A court terme, l'analyse documentaire répond aux attentes des utilisateurs qui,
face à la surinformation, incapables de tout lire, de tout voir ou de tout
entendre, ont besoin de repères dans le paysage informationnel. Les chercheurs,
les ingénieurs, les décideurs . n'ont pas le temps de prendre connaissance
des documents dans leur intégralité. L'analyse documentaire leur permet de le
faire de façon condensée. Elle leur permet aussi de faire un tri et de ne lire
entièrement que le ou les documents qui paraissent les plus pertinents dans
leur situation. C'est le but du résumé indicatif. Ou bien l'analyse leur
permet de ne lire que l'essentiel de ces documents pertinents. C'est comme s'ils
avaient lu le document dans son intégralité. C'est le but du résumé
informatif. Dans les deux cas, il faut bien qu'ils trouvent l'information dont
ils ont besoin. L'indexation de la question et l'indexation du document le
permettent. C'est le but de l'extraction des mots clés.
A long terme, l'analyse documentaire peut aider à mettre en place des appareils
analytiques de la production scientifique dans un domaine donné ou d'un pays.
C'est l'objectif, par exemple, de la bibliométrie.
Les progrès dans la recherche
sur l'utilisation du langage naturel ont débouché sur la création de système
permettant la génération de textes ou analyse automatique et des systèmes
d'indexation assistée par ordinateur ou automatique. On peut donc se demander
si l'analyse documentaire garde sa place au sein des opérations de la chaîne
documentaire quand elle est opérée par l'homme puisqu'elle peut être effectuée
par la machine. Il nous appartient par ici de résoudre cette problématique que
le documentaliste doit cependant connaître. Ce dernier doit impérativement
s'informer et se former aux systèmes proposés sur le marché pour en connaître
les limites comme les possibilités.
A cette problématique, s'ajoute celle soulevée par l'objectivité et la
subjectivité humaine. Le résumé comme l'indexation devraient, à quelques
nuances près et dans le même contexte, être les mêmes quel que soit
l'analyste. Dans la réalité, on constate d'importantes différences dues à la
formation initiale des analystes, mais aussi au manque de formation en
documentation . dans tous les cas, l'analyse documentaire est une opération
coûteuse dont il est difficile de prouver la rentabilité.
Rédiger un résumé et pratiquer l'indexation sont deux opérations complémentaires
dont les objectifs diffèrent. Le résumé concerne les documents n°1, n°2, n°3
.n°X au sein d'un service de documentation. Ils feront individuellement
l'objet d'une condensation.
L'indexation traverse ses individualités pour permettre, d'une part, de mémoriser
les textes analysés et, d'autre part, de les retrouver. Les bordereaux
s'additionnent dans la base de données bibliographiques ainsi construite.
C'est pourquoi il importe de comprendre la notion de bordereau d'analyse. Ce
dernier est divisé en trois zones.
La première concerne le traitement matériel du document informant sur
l'auteur, le titre, l'année, l'éditeur . Elle permettra, lors de la
recherche de retrouver le document original grâce à sa description
bibliographique précise.
La seconde est représentée par le résumé. Elle permettra à l'utilisateur de
mesurer la pertinence des documents retrouvés par rapport à sa propre
recherche.
La troisième zone concerne l'indexation. Elle permettra à l'utilisateur ou au
documentaliste d'interroger le mémoire documentaire ainsi constituée, reliant
les documents indexés de la même façon. En effet, tous les documents analysés
dans un service de documentation ayant reçu la même indexation constitueront
la réponse donnée à l'utilisateur lors d'une recherche documentaire. Il lui
restera à prendre connaissance des résumés proposés pour comprendre, dans
son cas, l'intérêt ou pas de tel ou tel document. Ceci, soit à partir d'une
donnée catalographique (la date, par exemple, ou l'auteur), soit d'une donnée
intellectuelle : le document trouvé aborde ou pas le sujet de
l'utilisateur.
Il importe de souligner qu'un résumé documentaire n'a de sens que s'il est présenté
d'abord par sa référence bibliographique. Cela veut dire que le résumé
documentaire ne doit, en aucun cas, reprendre des éléments qui y sont déjà
donnés : les informations du titre, la personnalité de l'auteur éventuellement
ou la date. La description bibliographique constitue, en ce sens, l'introduction
de toute analyse documentaire.
Il existe deux grands types de résumés : ceux qui sont spécifiques à la
documentaire et ceux qu'un documentaliste peut être appelé à faire, mais que
d'autres professionnels effectuent dans le cadre de leur activité
professionnelle avec des objectifs différenciés.
Les résumés documentaires sont au nombre de trois : indicatif, informatif
ou mixte.
Le résumé indicatif résume la structure du texte. Quel que soit le
service de documentation qui le crée, un résumé indicatif est standard
puisqu'il consiste à reprendre le sommaire du texte analysé.
Le résumé informatif en résume le contenu, mais il répond à
l'attente d'un utilisateur précis. Il est donc un résumé fait sur mesure.
D'un service à l'autre, un même texte pourra donner naissance à des résumés
informatifs différents.
Le résumé mixte est pour une partie, indicatif et l'autre, informatif.
Nous les présentons de façon
approfondie :
Les résumés génériques. Ce peut être tout simplement le titre ou le titre
amélioré d'un texte, l'analyse critique, l'analyse comparative, le digest, l'état
de l'art, la synthèse documentaire. Nous ne les développons pas ici.
Spécificité
Il s'agit de signaler ou d'indiquer d'une manière extérieure et brève
les thèmes d'étude. Ce résumé donne une indication sur le type d'information
qu'on peut espérer trouver dans le document mais il ne donne pas l'information
elle-même. Par exemple, un document déclare que l'histoire de
l'informatique commence en Chine avec le boulier.
Un autre document déclare que l'histoire de l'informatique commence avec
Pascal et sa machine quand le un troisième document la situe avec Von
Neumann. Ces trois textes, malgré les importantes différences de point de vue
auront le même résumé indicatif : " historique de
l'informatique".
Autre exemple : un document affirme qu'il y a 10% d'immigrés en
France, un autre, 30% ; le 3ème document 3, 70%. Ils donnent la même
indication ou le même type d'information :
" chiffres ou données statistiques sur l'immigration ".
Objectif
Permettre à l'utilisateur d'effectuer un tri sur les documents qui
parlent du thème qui l'intéresse mais pas de son sujet. Ainsi, dans le premier
exemple, le mot clé informatique attirera les 3 documents cités. Si
l'utilisateur s'intéresse au coût de l'informatique, il comprendra vite
qu'aucun de ces 3 documents ne l'intéresse. Il éliminera ces textes et gagnera
du temps. Au contraire, s'il prépare un travail sur l'histoire de
l'informatique, ces trois textes l'intéressent et grâce à la référence
bibliographique, il pourra trouver les documents primaires. Le résumé
indicatif n'a donc pas pour vocation de dispenser
De la lecture des documents pertinents. Il est un outil de sélection, de tri.
Utilisateur
Ce type de résumé intéresse une catégorie d'utilisateurs qui
souhaite l'exhaustivité dans sa recherche d'information. C'est l'enseignant, le
chercheur, l'étudiant, le conférencier, le vulgarisateur. qui veut trouver
un maximum de documentation pour établir sa propre synthèse sous la forme d'un
cours, d'une conférence, d'un devoir, d'une thèse .
Réalisation
Le résumé indicatif ressemble fortement à un sommaire ou à une table
de matières quand il s'agit d'une monographie. Il est réalisé à partir des
intitulés des paragraphes pour les articles, brevets, normes ou documents
techniques. En principe, on ne lit pas un texte dont on veut établir un résumé
indicatif. Si le texte est " lisse ", c'est-à-dire sans découpage en
chapitres, sous chapitres ou paragraphes, il faut s'efforcer d'en faire une
lecture en diagonale en s'aidant au maximum des termes clés.
On peut ici poser un principe théorique : plus un document est
scientifique, plus le résumé indicatif sera facile à faire car les titres,
sous titres et titres de paragraphes répondent à des critères d'écriture
scientifique que nous analyserons dans la deuxième partie. Plus le document est
" littéraire " ou ludique, moins il sera fiable (le comble étant
représenté par la presse). Ainsi un document scientifique, en principe,
n'utilise pas de termes qui renvoient à un sens figuré. Le terme de naufrage,
par exemple, ne sera utilisé que dans son sens marin.
Quand Charles de Gaule dit " la vieillesse est un naufrage ", il
utilise ce terme comme une image. Le premier texte sera justement indexé
naufrage, le second : vieillesse et le terme de naufrage ne sera pas repris
dans le résumé indicatif.
Il y a donc un problème lié au langage naturel, caractérisé par sa richesse
mais aussi par sa polysémie, à l'origine de " bruit " lors d'une
recherche documentaire. Le documentaliste s'efforce de résoudre, d'une part,
par le choix des termes choisis lors de la rédaction du résumé et, d'autre
part, avec l'utilisation d'outils terminologiques de types thésaurus, lors de
l'indexation.
Forme et style
Le résumé indicatif doit être présenté sans alinéa (il
constitue un bloc de texte). Il ne doit en principe ne comporter aucune donnée
quantitative (c'est de l'information).
La forme concerne aussi le style, la terminologie qui doit être la plus précise
possible, ne pas utiliser de sigles ou d'abréviations, l'aspect grammatical
(verbes à l'indicatif présent, éviter les formes passives). On n'utilise
jamais la première personne, seulement la troisième.
Longueur : elle est fixée par la norme à titre indicatif : 20
à 100 mots.
Outils : un résumé
indicatif revient à classifier un texte en différentes parties. C'est
pourquoi, le rédacteur de résumé doit s'efforcer de connaître des plans de
classification encyclopédique ou spécialisée peuvent grandement aider le rédacteur
du résumé. C'est pourquoi, il est toujours utile et formateur de créer
l'indice de classification d'un texte analysé.
Spécificité
Ce type de résumé est destiné à remplacer, pour son lecteur, le
document original analysé. Lorsque l'utilisateur a lu l'analyse, c'est "
comme si " il avait lu le document dans son intégralité. Il faut donc que
son contenu reflète fidèlement l'information du document. Et il ne peut être
rédigé que par un documentaliste possédant une double compétence :
techniques documentaires et connaissances du domaine disciplinaire concerné.
Un documentaliste spécialisé en mathématiques ne pourra pas rédiger de résumé
informatif en géographie ou physique, par exemple.
La problématique du résumé informatif est double. Il s'agit de comprendre ce
qui n'est pas information dans un texte et de connaître le besoin de
l'utilisateur final. Un résumé informatif d'un même texte ne sera pas le même
s'il s'adresse à un architecte, à un sociologue, à un médecin ou à un
politique . Le documentaliste lit le texte à sa place. Il doit donc se situer
en fonction du savoir de l'usager final (c'est souvent un spécialiste) et de
son besoin.
La non-information : dans un texte, il y a de nombreux mots ou passages qui
n'ont aucune valeur informative. Ce sont, par exemple, les exemples, les images,
les illustrations.donnés en appui pour renforcer une information et qui ne
prennent sens que par rapport à elle.
Par exemple, un auteur cite le coquelicot pour illustrer l'idée des fleurs des
champs, mais il aurait pu parler du bleuet ou du bouton d'or ou . retenir le
coquelicot n'est alors pas judicieux car le texte ne porte pas cette fleur précise
qui n'est là qu'à titre d'illustration.
Les annonces structurelles : dans une première partie, dans une deuxième
partie . ne constituent pas des informations. Elles peuvent, en effet, être
utilisées pour des textes portant sur l'agriculture ou la chimie ou la pédagogie
qui utiliseraient le même découpage. Elles ne concernent donc pas le contenu.
Les redondances linguistiques : les définitions ; les redites annoncées
par des expressions : autrement dit ou les mots vides : simplement,
impérativement, le ,des .
L'opinion ou le jugement de valeur. Paris est la capitale de la France représente
une information. Paris est la plus belle capitale du monde exprime une opinion.
Dans un résumé informatif, l'analyse ne relève, en principe, que
l'information. C'est ce qui rend ce type de résumé difficile à faire.
Objectif
Le résumé informatif repose essentiellement sur le besoin en
information de l'utilisateur final. Ce dernier est souvent un expert, un décideur,
un homme d'action . qui a besoin d'un maximum d'information pour prendre une décision,
mais pas le temps de lire la somme des pages qui l'informerait. Le résumé
informatif, résumé sur mesure, devient ainsi un outil d'aide à la décision.
Utilisateur
Le résumé informatif est en principe destiné à cette catégorie
d'utilisateur désignée sous le terme générique de décideur. Il en sait
souvent plus que l'analyste. C'est pourquoi il est intéressant de comprendre
les notions d'implicite et d'explicite entraînant à réfléchir sur la notion
de mot " juste ". Une personne placée face à un objet, un processus,
un fait rencontré la première fois a besoin d'une explication. Celle-ci est
explicitée dans une définition, par exemple. Par la suite, le terme désigné
suffira pour informer. Expliquer, par exemple, le terme d'oxymore revient à
donner l'information : figure de style qui réunit deux mots en apparence
contradictoire ; un silence éloquent. Par la suite, le seul terme d'oxymore
suffira car il inclura, sans avoir besoin de l'expliciter, le savoir devenu
implicite : c'est une figure de style. Ainsi les mots, selon les
utilisateurs, sont chargés de savoirs implicites qui varient d'une catégorie
à l'autre, dépendant de leur formation, leur situation, leur âge.
Le résumé informatif exige que soit maîtrisé par l'analyste le vocabulaire
spécialisé de la catégorie d'utilisateurs visés.
Réalisation
Le résumé informatif exige une lecture et une compréhension intégrale
et attentive du texte. L'analyste résume ce dernier en respectant la structure
physique et informative du texte.
Forme et style
Comme pour le résumé indicatif, le résumé informatif est présenté
sans alinéa. Il ne comprend que des termes neutres et doit être le plus
objectif possible. Par ailleurs, il importe de respecter la terminologie de
l'auteur. " L'emploi de termes techniques exacts et l'apparition judicieuse
de mots significatifs pouvant servir de descripteurs, facilitent la bonne
indexation du document et sa recherche dans les systèmes automatisés "
(AFNOR Z- 44-004).
Longueur : La longueur recommandée varie de 100 à 250 mots
(environ une vingtaine de lignes dactylographiées).
Outils : Un bon résumé informatif repose sur une bonne
connaissance de la terminologie du domaine concerné. C'est pourquoi l'analyste
doit s'appuyer sur un ensemble d'outils terminologiques, au premier rang
desquels figure le thésaurus. Il est toujours formateur et enrichissant de
s'efforcer d'indexer un texte en traduisant les mots clés du texte analysé par
des descripteurs d'un thésaurus spécialisé. Le mot " juste " à
utiliser sera souvent le terme le plus spécifique de la hiérarchie dressée.
Il peut arriver qu'un texte traite d'un sujet dans des perspectives différentes
et susceptibles d'intéresser plusieurs catégories d'utilisateurs. A ces
derniers, on proposera un résumé indicatif pour les parties qui ne le
concernent pas et informatif pour la partie traitant de son domaine.

Quel que soit le type de résumé retenu par un documentaliste dans le cadre de
ses activités professionnelles, il sera impérativement nécessaire de mémoriser
les documents analysés et, pour ce faire, le documentaliste procèdera à
l'indexation. Cette dernière représente l'opération qui permet de retrouver
les documents enregistrés dans un fonds documentaire. Celle-ci est effectuée
lors de l'enregistrement d'un document et lors de l'enregistrement d'une requête.
Il existe plusieurs types d'indexation : en langage naturel ou en langage
contrôlé, c'est-à-dire avec un thésaurus. Dans tous les cas, il s'agit
d'extraire d'un texte ou d'une question posée par un utilisateur le ou les
" bons " mots-clés, c'est-à-dire ceux qui synthétisent au plus près
sa demande.
Un mot-clé se caractérise par son autonomie sémantique. C'est un mot plein
qui se suffit à lui-même. Par exemple, orientation professionnelle est un
mot-clé qu'il suffit de prononcer pour comprendre la demande de l'usager. Par
contre, orientation reste trop vague. Le terme de modification ne veut rien dire
en soi. Il ne prend son sens qu'accompagné d'un autre terme : modification
de programme, par exemple. Choisir un bon mot-clé consiste pour le
documentaliste à s'interroger : Que signifie une demande d'information sur
le terme de " série " ? Le terme ne se suffit pas à lui-même. Ce
n'est dont pas un bon mot-clé. Par contre, publication en séries est un terme
clair. On comprend sans ambiguïté ce que recherche l'utilisateur du fonds
documentaire interrogé.
L'indexation répond à des règles de forme : les mots sont mis sous leur
forme substantivée et canonique. Adjectifs, adverbes, verbes, abréviations ou
sigles. en sont exclus.
L'indexation répond principalement à des règles de fonds concernant d'une
part, la profondeur et, d'autre part, la coordination des concepts.
1.6.1 Indexation superficielle et indexation en profondeur
Cette distinction est établie en fonction du niveau de spécialisation du
service de documentation. Si celui-ci possède un fonds documentaire étendu sur
plusieurs disciplines ou encyclopédiques, l'indexation pourra être une
indexation superficielle. Plus le service est spécialisé dans un domaine
pointu de la connaissance et plus l'indexation devra être précise, c'est-à-dire
établie en profondeur. Prenons l'exemple d'un service de documentation portant
sur les sciences exactes. Le terme de botanique est déjà en soi suffisamment
explicite pour différencier des textes portant sur les mathématiques, la
physique, la chimie. Par contre, dans un service de documentation spécialisé
dans la botanique, ce terme ne signifie plus rien. Il faudra pratiquer
l'indexation en profondeur permettant de différencier des textes portant sur
les légumes, les fruits ou les fleurs. Dans un service spécialisé dans les
fleurs, il conviendra de pratiquer une indexation plus profonde permettant de
distinguer les textes traitant des roses, des violettes ou des lis.
L'indexation n'est donc pas une pratique standard. Elle dépend du contexte
pragmatique dans lequel elle est effectuée. C'est ce qui en fait à la fois la
valeur et toute la difficulté.
1.6.2 Indexation pré ou post
coordonnée
Le choix de la post-coordination entraîne à sélectionner des mots isolés ou
" unitermes ". Par exemple, bibliothèque universitaire donnera deux
mots-clés : bibliothèque et université. Ce n'est qu'au moment de la
recherche documentaire que l'utilisateur intermédiaire ou final bâtira une équation
de recherche : bibliothèque ET université qui lui permettra de retrouver
des documents abordant ces deux concepts. Au contraire, dans l'indexation pré-coordonnée,
l'indexeur enregistrera directement le mot-clé de bibliothèque universitaire.
Dans ce dernier cas, l'indexation est plus précise. Elle peut cependant, être
source de silence pour des documents qui porteraient sur des bibliothèques
construites pour les universitaires. Au contraire, l'indexation post-coordonnée
peut être à l'origine de bruit rapportant des textes traitant de bibliothèques
non destinées aux universités.
Sur et sous indexation
La surindexation caractérise l'attitude du débutant qui a peur d'oublier un
terme clé. Dans ce cas, tous les mots pleins d'un texte deviennent pour lui un
mot-clé. La sous-indexation est au contraire l'oubli de mots clés caractérisant
pourtant le contenu informatif d'un texte. Dans les deux cas, pour éviter bruit
et silence, l'analyste doit s'interroger : ce texte apporte-t-il réellement
de l'information à un utilisateur qui travaille sur un sujet donné ? La réponse
à cette interrogation lui permettra souvent de mieux mesurer la pertinence de
son indexation.
Nombre de mots
Une question récurrente des débutants concerne l'aspect quantitatif de
l'indexation. On ne peut répondre à cette question que de façon imprécise
puisque l'indexation dépend de la densité informationnelle d'un texte (indépendante
de sa longueur). Elle dépend également de la politique documentaire menée et
de l'environnement global. Cependant, les spécialistes s'entendent souvent sur
le nombre de 6 à 8 mots-clés pour traduire et représenter le contenu
informatif d'un document.

La lisibilité : un bon vocabulaire
Certaines formations incluent parfois une initiation à la lecture rapide. On
peut leur emprunter quelques conseils faciles à appliquer.
Le premier concerne le vocabulaire. Les mots inconnus ralentissent la lecture.
Le premier conseil porte donc sur l'enrichissement du vocabulaire qui consiste
à appliquer, de façon systématique, un principe simple : ne laisser
passer aucun terme, au cours d'une lecture d'un texte, dont on ne maîtrise pas
le sens. Ce terme mémorisé dans un carnet avec sa ou ses définitions fera
l'objet de révisions régulières jusqu'à ce que son sens soit entièrement maîtrisé.
Le lecteur sait éventuellement le réutiliser dans un texte écrit ou dans une
conversation.
La production littéraire :
repérage générique
Le second conseil porte sur la diversité des documents et le repérage
différencié des informations. On ne lit pas de la même façon un manuel, un
article de périodique, une monographie, un brevet, une norme ou un annuaire. Il
convient donc de consulter des documents dont les normes diffèrent. Sur tous
ces problèmes, on peut travailler à partir des études de François Richaudau :
Méthode de lecture rapide ou La lisibilité (Editions Retz). Aujourd'hui, les
chercheurs s'intéressent à l'oculométrie, problématique spécifique liée à
l'apparition des documents électroniques, en particulier des sites web.
Repérage spatial : rôle du paratexte
Le troisième conseil ouvre sur des problèmes de culture " spatiale
". Il s'agit, à l'intérieur d'une même série de documents, d'apprendre
à se repérer dans l'organisation générique et spécifique de chacun des
types de documents concernés. Ainsi, tous les quotidiens placent dans la UNE
les informations essentielles. C'est là leur caractéristique générique. Mais
cette UNE est présentée de façon spécifique et différente par L'Humanité,
La Croix, Le Monde. Les ouvrages de la collection Que sais-je ? ne sont pas présentés
de la même façon que ceux d'autres collections de différents éditeurs. Tous
les répertoires sur un même sujet, ne répertorient pas les mêmes données.
Par ailleurs, la typographie, les illustrations, les paragraphes, la ponctuation
doivent aider l'analyste à saisir le sens d'un texte.
L'information littéraire : repérage
culturel
Le quatrième conseil ouvre sur des problèmes relevant à la fois de
culture générale et de culture professionnelle. Il s'agit de connaître les
identités des producteurs de documents : éditeurs comme auteurs. L'Humanité,
par exemple, ne présente pas les mêmes informations que Libération et, pour
une information donnée, ne défend pas les mêmes idées ou points de vue. Dans
le même ordre d'idée, connaître un auteur, savoir ce sur quoi il travaille,
sa qualité ou profession, ce qu'il défend ou, au contraire, attaque, permet de
lire plus vite un texte qu'il signe. Connaître un auteur et son ouvre, l'éditeur
qui donne corps à son écrit, se révèle être une assistance très importante
lorsque l'on découvre un texte sous sa forme imprimé comme électronique.
2.2
Les types de texte
Ils appartiennent à trois
principales catégories très bien décrites dans l'ouvrage de Suzanne Waller
ci-dessus référencé. Nous ne reprenons cette typologie que pour nous situer
dans un rapport de difficulté sur la rédaction d'une condensation
documentaire.
Textes descriptifs :
" Ils présentent les éléments d'un événement dans le temps et dans un
espace ; ils décrivent une situation statique ou évolutive "
Ex. : un texte présentant
la chronologie de la Bibliothèque nationale de France (BNF)
Le résumé indicatif de ce type
de texte est, en général, facile à réaliser.
Textes problématiques :
" Ils décrivent une situation dans laquelle existent ou co-existent un ou
plusieurs problèmes ".
Ex. : un texte présentant
les polémiques qui ont opposé les spécialistes lors de la construction de la
BNF.
Le résumé indicatif de ce type
de texte est plus délicat à établir car il implique de faire la part de
l'opinion et celle de l'information ; seule cette dernière étant prise en
compte.
Textes théoriques :
" Y sont exposées des constructions intellectuelles permettant
l'approfondissement des sciences "
Ex. : un texte portant sur
les fondements des sciences de l'information.
Le résumé indicatif est en général
difficile à établir à cause du degré d'abstraction du texte
2.3
Savoir écrire
Titre
et sous-titres
En 1954, L'UNESCO publie un code de l'écriture scientifique : Guide
pour la rédaction des articles scientifiques destinés à la publication. Y
sont donnés des conseils pour construire le titre, écrire le texte, dresser
les références bibliographiques. De nombreux éditeurs de revues
scientifiques s'appuient sur ce texte pour adresser des recommandations aux
auteurs désireux de déposer un manuscrit. Ces dernières doivent être lues
avec beaucoup d'attention par le documentaliste appelé à analyser des articles
publiés dans ce type de revue. Elles permettent de comprendre en particulier,
que l'analyse documentaire ne constitue pas un exercice de style ou un devoir
littéraire. L'analyste, par exemple, n'a pas peur de répéter autant de fois
qu'il est nécessaire, un terme traduisant l'information d'un texte. C'est
contraire aux principes d'écriture que donne l'enseignant de français
recommandant d'éviter les répétitions. L'analyste n'utilise pas de synonymes
ou de quasi-synonymes et encore moins des images pour signifier l'information
contenue dans un texte. Ainsi le pétrole vert redevient agriculture dans son résumé
comme dans son indexation.
Dans le Guide de l'UNESCO sont données, notamment, les caractéristiques qui spécifient
un titre : il doit être concis et aussi informatif que possible. Un titre
peut parfois suffire pour résumer un texte. C'est pourquoi on y trouve les mots
clés essentiels à retenir dans l'indexation. Dans la cas contraire, il
conviendra d'établir un titre amélioré précisant la problématique et /ou la
méthodologie utilisée par l'auteur.

Exercices
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Les documents
Document
1
PREVOT-HUBERT, Martine. Titre
caché pour les besoins de l'exercice 6. Documentaliste -
Sciences de l'information, 2004, vol. 41, n° 3, p. 182-186
Document
2
BASTIAN-DUPLEIX, Isabelle. Édition :
quels livres en ligne ? Bulletin des bibliothèques de France [en
ligne], mars 2004, t. 49, n° 3, p. 36-42.
http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/frontoffice/2004/03/document.xsp?id=bbf-2004-03-0036-007/2004/03/fam-dossier/dossier&statutMaitre=non&statutFils=non
Document3
ABDELAZIZ, Abid. L'UNESCO et la conservation du patrimoine numérique.
Documentation et bibliothèques [en
ligne], 2002, Volume 48, no 1. http://www.asted.org/publications/db/v49n03/index.html
Document
4
GHARSALLAH, Mehdi .
Yahoo
! contre Google : Yahoogle ? Archimag, juin 2004,
n° 175
Pour plus
d'information sur la revue Archimag
Document
5
CHABIN, Marie-Anne. Exigences
numériques et besoins documentaires. Solaris [en ligne],
Décembre 1999 / Janvier 2000, nº 6. http://biblio-fr.info.unicaen.fr/bnum/jelec/Solaris/d06/6chabin.html
Document
6
Guerre et paix des langues. Le
nouveau Courrier de l'Unesco [en
ligne], avril 2000. http://www.unesco.org/courier/2000_04/fr/doss0.htm
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Exercice
n°1 (sur document 1)
Savoir établir un titre ou un titre amélioré est très important pour le rédacteur
d'un résumé indicatif et pour l'indexation du texte analysé. C'est pourquoi
nous vous proposons un premier exercice en ce sens.
Exercice
n°2 (sur tous les documents)
Le résumé indicatif, rappelons-le, n'a pas pour objectif d'apporter
l'information contenue dans le document analysé. Il veut en donner la structure
découpée en chapitres, sous chapitres, subdivisions.
Sa longueur peut varier d'un document à l'autre. Dans le cadre de la préparation
du concours au capes interne, il vous est demandé d'établir des résumés de
50 ou de 100 mots. Cette obligation de longueur implique une excellente maîtrise
de la technique documentaire concernant le résumé indicatif. C'est pourquoi
nous vous proposons de rédiger pour une même texte, un résumé indicatif dans
les deux longueurs exigées.
Exercice
n°3 (sur document
3)
Rédiger un résumé informatif n'est pas demandé dans le cadre du concours du
capes interne Il est pourtant très formateur d'en écrire au moins un. Cela
permet de mieux comprendre la différence qui sépare ces deux types de
condensation spécifiquement documentaire. C'est pourquoi nous vous proposons d'établir
le résumé indicatif et informatif d'un même texte.
Exercice
n°4 (sur document 4)
La norme NF Z 44-004 demande à chaque auteur d'établir un résumé de son
travail. C'est l'auteur qui le rédige quand il s'agit d'une thèse ou d'une
monographie. Ce peut être le rédacteur en chef d'une revue quand il s'agit
d'un article de périodique. D'une façon générale, les services de
documentation utilisent rarement ces résumés jugés trop peu orientés vers
l'usage. Certes, l'auteur est le mieux placé qui connaît bien son sujet. Mais
son résumé n'est pas écrit pour l'utilisation que pourraient en faire des
utilisateurs différenciés. Par ailleurs, ces résumés manquent parfois
d'objectivité. Faut-il préciser que les résumés donnés en quatrième de
couverture et établis, dans le cas de la littérature blanche par le service
marketing, ne doivent pas être pris en compte les yeux fermés ? Nous vous
proposons de prendre connaissance d'un résumé d'auteur, de lire ensuite le
texte primaire et d'établir un diagnostic sur la valeur indicative ou
informative de ce résumé.
Exercice
n°5 (sur document 5)
Dans le même ordre d'idée, mais aussi pour attirer l'attention du futur
documentaliste sur l'analyse du besoin de l'utilisateur final, nous vous
proposons de réaliser un résumé mixte ou sélectif.
Exercice n°6 (sur document 6)
Vous avez en main un dossier composé de plusieurs textes. Nous vous demandons
de l'utiliser pour comprendre la différence entre indexation superficielle et
indexation en profondeur en procédant à l'indexation de chaque texte.
Bon courage et bon travail à tous.
Corrigés
des exercies
D'autres
exercices et corrigés ici

Les
textes des épreuves et les rapports de jury
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Capes
externe
Rapport
de jury 2002 - Annexe 2
Le candidat doit aussi effectuer un ou plusieurs résumés. Ce sont des
résumés documentaires qui, selon le libellé du sujet, peuvent être
de deux types :
résumé indicatif : il s'agit de la présentation
abrégée d'un document signalant le ou les thèmes de ce document. On désire
que le lecteur soit en mesure de décider si le texte doit être lu ou
non : dans ce cas, le résumé doit être court mais complet, il
doit mentionner tous les sujets contenus dans le texte, sans toutefois
entrer dans le développement de ces sujets.
résumé informatif : il s'agit de la présentation
abrégée d'un document, renseignant sur les informations quantitatives
ou qualitatives apportées par l'auteur. On désire que le lecteur soit
informé au maximum par la seule lecture du résumé, afin de lui éviter
au besoin de lire le texte original : dans ce cas, le résumé doit
mentionner tous les sujets contenus dans le texte, mais également les
différents points de vue et développements sont il est l'objet.
Pour ces deux types de résumés, le candidat s'abstient de toute
interprétation et critique personnelle.
Le résumé indicatif comporte vingt à cent mots, le résumé
informatif cent à deux cent cinquante mots. Toutefois, le sujet précise
pour chaque document à résumer, outre le type de résumé, le nombre
de mots attendus. Une tolérance de 10 % est acceptée.
Consignes
figurant sur le sujet 2003 en Littérature
résumé
indicatif de 60 mots pour le document 14
résumé
informatif de 150 mots pour le document 12
Consignes
figurant sur le sujet 2003 en sciences humaines
résumé
indicatif de 50 mots pour le document 12
résumé
informatif de 150 mots pour le document 7
Consignes
figurant sur le sujet 2003 en sciences et techniques
résumé
indicatif de 50 mots pour le document 2
résumé
informatif de 150 mots pour le document 8
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Capes interne.
Epreuve
Arrêté
du 02 août 2000 modifiant l'arrêté
du 30 avril 1991 (BO n°32 du 14 septembre 2000 ou JO n° 191 du 19
août 2000)
Elaborer pour un ou deux de ces documents :
-
la référence bibliographique, en suivant le format préétabli donné
par le sujet et en respectant les normes en vigueur ;
- des éléments d'analyse (résumé indicatif, mots clés).
Note
d'information communiquée par le président du jury de la session 2001,
Pierre POLIVKA, inspecteur général
Le candidat doit élaborer pour un ou deux documents la référence
selon le schéma préétabli (norme AFNOR Z 44-005 et son complément
Z 44-005-2, février 1998) et donner des éléments d'analyse, sous la
forme d'un résumé indicatif dont le nombre de mots (compris entre 50
et 100), sera précisé dans le libellé et de mots-clés qui seront
soulignés dans la référence et le résumé.
Les candidats se conformeront aux règles du résumé indicatif et
veilleront à ce qu'il apporte une information explicite. Le nombre de
mots utilisés sera inscrit sur la copie et devra être obligatoirement
compris dans la fourchette indiquée (nombre de mots plus ou moins 10 %).
Rapport
de jury 2004
Le candidat doit mettre en oeuvre des compétences de lecture rapide. Il
doit également maîtriser les techniques d'analyse de documents pour
pouvoir en restituer l'essentiel sans déformer le contenu. Il faut
rappeler que les résumés doivent être indicatifs.
Le résumé indicatif vise à indiquer au lecteur les thèmes, questions
et problèmes traités dans le document (sans entrer dans le détail de
leur développement qui ferait, lui, l'objet d'un résumé
informatif).
Il s'agit d'un résumé
documentaire qui doit :
- traiter des informations essentielles du document,
- débuter par une caractérisation du discours (compte-rendu d'une
recherche, point de vue critique.)
- être rédigé, précis, concis et neutre,
La première phrase, appelée « chapeau » peut être une phrase
nominale. Le reste du résumé est rédigé : le style télégraphique
est à proscrire.
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