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La cotation
Qu’est-ce qu’une cote ?
Une cote est une adresse
La recherche à partir d'une base de
données documentaires conduit à sélectionner
les documents selon les sujets ou les thèmes de notre recherche.
On trouve également les ouvrages de fictions selon des critères objectifs :
nom de l’auteur, titre de l’œuvre, date d’édition, sujet ou genre du
roman…
Ensuite il faut pouvoir localiser l’ouvrage en
question dans les rayonnages. La cote ne sert qu’à le localiser.
Si
le centre de documentation est en accès indirect avec un magasin, rien ne nous
empêche de donner comme cote, comme adresse, le numéro d’arrivée ou de
classer les documents par taille ou même par couleur et de donner comme cote le
numéro de l’étagère où il est rangé.
Lorsque
le centre de documentation est en accès libre, il se produit un autre processus
de recherche : le lecteur va, au fil des rayonnages, chercher le document
dont il a besoin.
Pour l’aider dans sa démarche, on peut alors
organiser le fonds documentaire selon une classification thématique et ranger
ensemble les ouvrages traitant du même sujet.
Une cote
n’est pas une indexation
La
limite à ce classement par thèmes, c’est la complexité même des documents :
rares sont les ouvrages ne traitant que d’un seul et unique sujet. En outre,
un même sujet est souvent décliné selon divers points de vue dans le même documents . A contrario on aura parfois tendance à vouloir classer ensemble des documents de
sujets proches mais traités sous l’angle de disciplines scientifiques différentes
par exemple la télévision qui peut être traitée sous son aspect sociologique
ou artistique.
Donc
la cotation n’est pas synonyme d’indexation : on ne peut pas réduire le contenu intellectuel d’un documents à un seul indice.
Une
cote est un ensemble d’éléments
La
cote est donc constituée d’un indice et d’une initiale. Par exemple :
L'indice est un code normalisé qui donne
une indication sur le contenu d'un document.
L’initiale est constituée des trois ou quatre premières lettres du nom de
l’auteur ou du titre de l’ouvrage s'il est anonyme.
Certains
font le choix d’indiquer en troisième ligne, l’initiale du titre du roman.
Ce choix se justifie lorsque, pour un même auteur, on possède un grand nombre
de titres. Cela peut permettre de classer de façon plus fine les rayonnages. Il
faut cependant réaliser que ce classement complémentaire peut désorienter les
élèves qui y verront une difficulté plus grande pour replacer les ouvrages
qu’ils auraient sortis des rayonnages.
Pour
« Les misérables » de Victor Hugo ou « Histoires
extraordinaires » de Edgar Poe.
Les outils pour coter
La
Dewey
Biographie de M. Dewey
Présentation des
10 classes :
les 10 domaines de la connaissance
0
Généralités
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1
Philosophie
et disciplines connexes
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2
Religions
|
3
Sciences
sociales
|
4
Langues
|
5
Sciences
de la nature et mathématiques
|
6
Technique
(Sciences appliquées)
|
7
Les
arts
|
8
Littérature
(Belles lettres)
|
9
Géographie,
histoire, sciences auxiliaires de l’histoire
|
Elles sont elles mêmes divisées en 10 sous-classes, qui
sont elles encore divisées en 10 sous-sous classes…
Les tables auxiliaires :
Subdivisions communes
Notations géographiques
Tables auxiliaires des littératures
Groupes raciaux, ethniques, nationaux
Langues
Groupes de personnes
Dernier
état
La
XXIe édition est sortie en 2000 en français en version abrégée.
Abrégé de la classification de
Dewey / Annie Béthery. – Nouv. éd.. –Paris : Electre - Ed. du Cercle
de la Librairie, 1998. – 317 p.. –(Bibliothèques, 0184-0886)
Recommandations
Aller
à l’essentiel.
Ne
pas créer de cotes si elles n’existent pas : dans ce cas il faut
remonter à un indice plus général.
La CDU
Elle
est également divisée en 10 classes (la classe quatre est inoccupée) elles-mêmes
divisées en sous-classes.
0
Généralités
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1
Philosophie Psychologie
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2
Religion Théologie
|
3
Sciences sociales
|
4
Classe non occupée
|
5
Sciences exactes et naturelles
|
6
Sciences appliquées Médecine Technologie
|
7
Arts Divertissements Sports
|
8
Linguistique Philologie Littérature
|
9
Archéologie Géographie Biographies Histoire
|
Dernier
état
La
dernière édition de la CDU abrégée en français date de 2001.
Classification
décimale universelle : édition abrégée / UDC Consortium ; introd.
Jacques Burlet. CDU abrégée. – 7e éd.. – Liège (Belgique) :
Ed. du Céfal, 2001. – 292 p.
Recommandation
La
CDU est actuellement peu utilisée en établissement scolaire en raison de sa
complexité (liée à l’utilisation des tables auxiliaires). Si le choix
d’un outil de cotation doit être effectué, il est recommandé de choisir la Dewey, elle-même largement utilisée dans les
bibliothèques de lecture publique que fréquentent les élèves.
La
marguerite
C’est
un système qui attribue une couleur à
chaque grande classe de la Dewey pour faciliter le repérage et le rangement des
documents. Il est le plus
souvent utilisé dans le 1er degré. (Dans le logiciel BCDI 3 école,
il est accessible dans Outil – Paramétrage).

L’utilisation
de la marguerite
Dans BCDI
3 école, les cotes sont doublées par une couleur indiquée sur la fiche. L’élève
pourra alors se diriger vers un tableau ou un plan de la BCD qui indiquera la
position des livres selon la couleur. On pourra même imaginer une signalétique
colorée, sur les étagères.
L’éditeur
Cédis édite un outil pour se repérer avec les différentes couleurs : le
toucan.
Cas
d’utilisation dans un CDI
Si
les élèves viennent d’une école où la marguerite était utilisée il peut
être utile de réutiliser le système au collège de façon à assurer une
continuité pédagogique.
Choisir son outil : Dewey ou
CDU ?
Paragraphe
rédigé d'après le message d'Aude Pascoet (LP Carhaix, 29) sur la liste
CDI-DOC
"De façon générale la Dewey
est particulièrement adaptée pour les bibliothèques en accès libre (la
majorité désormais) car son système de classement est plus simple (pas de (),
ni de "" etc.), elle est en outre plus régulièrement mise à jour
que la CDU (qui d'ailleurs a été construite d'après la Dewey). Son
inconvénient majeur mais qui tente à disparaître un peu à chaque mise à
jour est son côté anglo-saxon de la fin du 19ème siècle.
Effectivement la CDU permet de
traduire des finesses dans la cote grâce aux / et : (on pratique alors plus un
exercice d'indexation que de cotation) mais on est souvent obligé d'écourter
les indices pour le classement, d'où quel intérêt ? La CDU a été imaginée
pour être universelle et pour la documentation, mais à l'heure des thésauri
et de l'interrogation en langage naturel, on n'en a plus besoin, il vaut donc
mieux adopter une classification réellement conçue pour le rangement en rayon
donc la Dewey.
L'ancienne Direction des
bibliothèques et de la lecture publique pour les bibliothèques centrales de prêts
et les bibliothèques municipales a recommandé la Dewey dans les années 80. En
1988, un texte officiel en recommande l'utilisation en bibliothèque
universitaire. La bibliothèque de France a choisi également la Dewey."
Comment coter un fonds : les règles d’or
On
cote un fonds
Doit-on
ou non recoter un fonds ?
Parfois
on se trouve dans une situation un peu compliquée :
- soit plusieurs personnes se sont succédées
dans le centre de documentation, leur cotation n’a pas été homogène et le
fonds est dispersé ;
- soit l’outil choisi pour créer les indices
n’est pas adapté à la situation et une refonte complète semble nécessaire.
Entre
nécessité et réalisme, il faut faire très sérieusement la part des choses.
En effet se lancer dans un travail de recotation est lourd et nécessite à la
fois du temps et de l’espace donc l’absence de public. Du temps d’abord
pour penser la façon de procéder, pour effectuer les choix du système
classificatoire, les choix de cote et pour les « tester » sur le
fonds. De l’espace ensuite pour pouvoir manipuler les piles de livres, les réorganiser
et les replacer dans les rayonnages, car modifier une cotation implique nécessairement
un réaménagement physique du fonds.
Selon
les supports ou non
C(édérom),
V(idéo), S(onore), BD ou selon le domaine concerné : Par exemple une vidéo
traitant des baleines sera cotée avec la Dewey en V599 ou en 599.
Ce
choix dépendra de la façon dont est
organisé le fonds : soit il
a été choisi d’intégrer tous les supports dans les mêmes étagères, soit les supports
sont séparés.
Séparation
ou non de la littérature française et étrangère du reste du fonds
Selon
le choix pédagogique on peut préférer ranger la fiction à part et laisser
dans le rayon des documentaires les ouvrages traitant de fiction. On aura ainsi
une cote en :
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R
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C
|
N
|
T
|
|
Roman
|
Conte
|
Nouvelle
|
Théâtre
|
et
en classe 84 les ouvrages d’analyse , traitant des romans, de contes, ou
de nouvelles (en langue française). Pour la poésie, on ajoutera alors la notation –1 ;
théâtre –2 ; fiction –3 ; essai –4 ; discours –5 ;
correspondance –6 ; divers –8.
Un choix
intermédiaire est de coter avec R C N T et de tout ranger dans les mêmes
rayonnages en classant par l'initiale de l'auteur ou du titre. De cette manière
on conservera les ouvrages d'un même auteur dans un même rayonnage que ce soit
des romans ou des pièces de théâtre.
On
peut faire le choix inverse et tout classer en classe 8 et indiquer en cote, en
premier lieu les « nationalités » puis utiliser les notations des
tables auxiliaires de littérature.
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82
|
84
|
896
|
|
Littérature de langue anglaise
|
Littérature française
|
Littérature africaine
|
On
se trouve alors dans une configuration de cote longue.
On
cote pour un public
Des
cotes longues pour qui ?
On
cote pour son public, il faut donc adapter sa pratique. Une cote longue peut
effectivement être juste sur le plan théorique mais totalement « impraticable »
pour un élève.
De
façon générale, il vaut mieux éviter d’excéder 3 ou 4 chiffres en collège. Avec un
fonds de lycée, en cas d’existence d’un fonds spécialisé, on peut aller
au-delà, mais il faut veiller à ne pas trop disperser le fonds entre des cotes
trop nombreuses.
Pour le cas
du rayon histoire où on se trouve dans une configuration de cote longue, il est
possible de panacher des cotes courtes et une signalétique indiquant la
période sur la tranche des étagères. Ainsi les élèves pourrons chercher en
histoire selon la période (Préhistoire, Moyen Age, Renaissance...).
Il
est bien évident qu’à l’école primaire, il est absolument inutile de dépasser
3 chiffres.
On
cote selon un projet pédagogique particulier
Quand
ouvrir une cote ?
A
l’occasion d’un projet pédagogique, l’établissement scolaire peut devoir
acquérir un grand nombre d’ouvrages sur une thématique particulière. A ce
moment, la diversité et la quantité des ouvrages peut justifier l’ouverture
d’une cote plus détaillée.
Sépare-t-on
les romans policiers (par exemple) des autres romans ?
Cette
question se pose pour les genres littéraires comme le roman policier ou la
science fiction. Elle se pose également pour les biographies ou les pièces de
théâtre.
La
réponse se trouvera dans l’intention du responsable du centre de
documentation et dans la quantité d’ouvrages concernés.
Les questions qu’on se pose souvent : comment
choisir l’initiale ?
Anonymes
et collectifs
Trop
d’auteurs = Pas d’auteur => pas d’initiale d’auteur
Selon
la norme de description bibliographique, un ouvrage est anonyme par excès
d’auteurs dès qu’il y a plus de quatre auteurs. Avec BCDI on « anonyme »
l’ouvrage quand il y a plus de trois auteurs.
On
se retrouve alors dans la même situation qu’avec un ouvrage qui n’a pas
d’auteurs du tout. Et dans ce cas on indique en initiale le début du titre de
l’ouvrage en supprimant les articles définis et en traduisant les chiffres en
lettres.
Les
noms d’auteurs courts
On
prend ce que l’on a
Si le nom de l’auteur ne comporte que deux lettres on prend les deux lettres et
puis c’est tout
Quelques règles pratiques
Pour un fonds de CDI, utiliser
une cote pour 20 titres en moyenne, ce qui peut signifier un minimum de
1 titre pour une cote (à éviter) et un maximum de 40 titres pour une
cote.
Constituer une liste des cotes
utilisées (en entourant au crayon ces cotes dans l’édition Dewey que
l’on utilise)
Constituer une liste
alphabétique des mots clés correspondant aux cotes retenues (en les
entourant au crayon dans l’index de l’édition Dewey que l’on utilise)
Capacité en volumes par mètre
linéaire des rayonnages :
Un grand désherbage ou
l’informatisation d’un fonds conduisent souvent à harmoniser la cotation
des documents et à revoir la signalétique.
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Ouvrages au format de
poche |
40 v / ml
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Ouvrages documentaires |
30 v /ml
|
| Dictionnaires,
encyclopédies |
12 v / ml |

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